Mode de chauffage

La RT2012 a modifié considérablement les habitudes. Le traditionnel convecteur électrique (beaucoup trop énergivore pour répondre à la nouvelle norme) a été remplacé par plusieurs systèmes :

Plancher chauffant

Système qui se développe depuis plusieurs décennies, il est maintenant plus performant qu’à se début, notamment grâce à l’abaissement de la température d’eau. Aussi, si les premiers planchers chauffants pouvaient être inconfortables en donnant des sensations de jambes lourdes, la nouvelle génération a corrigé le problème. L’isolation performante des maisons et le rapprochement des pas des tuyaux a permis de diminuer la température de l’eau circulant dans la circuit.

Système très confortable en hiver (notamment dans les régions très froides), il voit ses limites dans les maisons RT2012 en mi-saison et en été :

En mi-saison, les jours de beau temps, le soleil tape sur les vitres (apports solaires passifs) ce qui réchauffe la maison. Le système de chauffage est alors coupé manuellement par l’utilisateur ou automatiquement par une consigne mais la durée d’extinction du système étant importante (4 heures environ à cause de l’inertie de la  chape dans laquelle le système a été noyé), la température intérieure de la maison augmente encore pouvant atteindre des 28 / 30 degrés !

En été, ce système permet un rafraichissement faible. En effet, pour éviter la condensation, la température peut être abaissée d’un ou deux degrés seulement.

En résumé ce système sera à préconisé dans les régions assez froides (les usagers apprécient particulièrement la sensation de pieds nus sur sol chaud l’hiver) ou en rénovation dans des maisons moins bien isolées ou peu ouvertes sur le Sud. Le mode est chauffage est rayonnant (pas de sensation d’air) ce qui est le plus confortable.

Plafond chauffant

Système proposé depuis une vingtaine d’année, beaucoup moins connu que le plancher chauffant, il utilise le même principe de circulation d’eau mais au plafond.

Tout comme le plancher, les pas sont maintenant très rapprochés ce qui permet de faire circuler de l’eau à une température abaissée. La surface d’émission étant totale (à l’inverse du plancher chauffant qui est légèrement bloqué par les meubles), on peut avoir une température d’eau de seulement 25°, permettant de diminuer la consommation électrique de la pompe à chaleur.

En hiver, ce système est confortable car très homogène. Comme le plancher chauffant, il rayonne sur les corps dans la pièce et le sol, ce qui crée une température stable partout. En revanche, le sol sera tiède et non pas chaud comme avec un plancher chauffant.

Une question qui revient souvent est que comme la chaleur monte, comment la chaleur peut-elle se diffuser ? Comme nous l’avons dit précédemment, ce mode de chauffage (comme le plancher chauffant) est un mode rayonnant. A l’inverse de la convection (l’air chaud qui monte), le rayonnement ne chauffe pas l’air mais les objets (principe identique aux rayons du soleil)

Si ce système est confortable en hiver, c’est surtout en mi-saison et l’été qu’il présente ses atouts principaux :

En mi-saison, les jours de beau temps, le soleil tape sur les vitres (apports solaires passifs) ce qui réchauffe la maison. Le système de chauffage est alors coupé manuellement par l’utilisateur ou automatiquement par une consigne et s’éteint immédiatement (en effet il n’y a aucune inertie dans la structure du système et le plafond en placo qui le couvre).

En été, ce système permet un rafraichissement. Le système n’étant pas dans une chape, la température d’eau peut être définie librement. Ce système remplace totalement une climatisation.

En résumé ce système sera à préconisé dans les régions froides et chaudes (les usagers apprécient particulièrement la possibilité de pouvoir rafraichir) mais pas forcément en rénovation dans des maisons moins bien isolées ou peu ouvertes sur le Sud. Le mode est chauffage est rayonnant (pas de sensation d’air) ce qui est le plus confortable.

 

Split ou système gainable

Contrairement aux deux systèmes évoqués plus haut, ce mode de chauffage ne se fait pas par rayonnement mais par convection (circulation d’air). Il est donc légèrement moins confortable. En revanche, il présente d’autres avantages :

Il est très réactif. On peut modifier la température de sortie d’air par une simple commande.

On peut facilement donner une consigne de température différente entre les pièces

Il sert à la fois de chauffage et de rafraichissement.

En revanche, il peut faire offrir à ses usagers uns sensation d’air soufflée, peu agréable surtout si on se trouve à proximité de la grille d’air. Il faut également prendre soin à entretenir les grilles de soufflage (qualité de l’air).

Les splits sont des équipements posés au sol ou au mur (peu esthétiques mais économiques). Le système gainable vient se cacher dans un faux plafond. Seules les grilles de soufflages sont apparentes.

En résumé ce système sera à préconiser dans tous les projets où les usagers souhaitent pouvoir facilement rafraichir et chauffer et ne sont pas trop sensibles  aux mouvements d’air.

Chauffage au bois

La mise en place d’un poêle à bois ou à granulés est possible en chauffage principal dans les maisons très bien isolées et de forme compacte (pour que la chaleur puisse bien se diffuser entre le pièces).

Cette chaleur est très agréable. En revanche, ce système ne permet pas de rafraichissement l’été, et est assez long à se couper en mi-saison.

En résumé ce système sera à préconiser dans les régions froides.

Les règles d’urbanisme

Lorsque l’on commence le projet de maison individuelle, la première chose à faire est de se renseigner sur les règles d’urbanisme applicables. En effet, on ne construit pas ce qu’on veut et toute zone est soumise à des règles spécifiques.

  • Les règles d’urbanisme liées à la commune : Les communes sont en général dotées d’un PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou d’un POS (Plan d’Occupation des Sols) (ancienne version du PLU). Les petites communes qui n’ont ni PLU, ni POS peuvent avoir une carte communale (zonage) ou à défaut dépendent du RNU (Règlement national d’urbanisme).

Le PLU comporte plusieurs documents : Règlement graphique (carte  de la commune indiquant à quelle zone appartient chaque quartier) et règlement écrit qui peuvent s’accompagner d’annexes. Pour connaitre les règles liées à son terrain, il faut tout d’abord prendre connaissance de la zone définie par la commune (par exemple UB) en examinant le règlement graphique puis étudier le règlement écrit.

Le règlement écrit se compose de plusieurs sections : Une section générale regroupant les règles applicables à l’ensemble de la commune (qui ne faut pas négliger !) et une section applicable à chaque zone. Dans cette dernière, les règles seront regroupées en plusieurs chapitres :

  1. Occupations et utilisations du sol interdites : Liste les activités interdites sur la zone
  2. Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : Indique les particularités (Plan de Prévention des Risques, zone inondables, mixité sociale) et liste les activités autorisées sous certaines conditions
  3. Accès des terrains : Indique les possibilités d’accès en fonction des voies et les dimensions demandées le cas échéant (avec voie de retournement, impasse, etc)
  4. Condition de desserte des terrains par les réseaux publics (eau, électricité, assainissement, etc) : Donne les prescriptions concernant les raccordements (sous terrain, en limite parcellaire, règles concernant les eaux pluviales qui partent soit dans le réseau public soit sont infiltrées sur la parcelle, stockage des containers à déchets…)
  5. Caractéristique des terrains : Indique la surface minimale des terrains constructibles
  6. Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : Indique la distance à respecter entre la construction et la rue (ou l’emprise publique). Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner)
  7. Implantation des constructions par rapport aux parcelles voisines : Indique la distance à respecter entre la construction et la parcelle voisine. Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner). Il est parfois possible de s’implanter en limite. Dans ce cas, faites bien attention à prévoir un toit sans débord (chêneau encaissé) et à concevoir des fondations qui ne débordent pas au delà de la limite parcellaire. L’implantation de la piscine est soumise à des règles particulières (là aussi même si c’est bien souvent le début du bassin qui est pris en compte, vous pouvez vous renseigner en mairie pour le vérifier)
  8. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur la même propriété : Certaines communes indiquent une distance minimale entre deux bâtiments sur une même parcelle de manière à s’assurer de l’ensoleillement et du passage des engins.
  9. Emprise au sol : L’emprise au sol est calculée en pourcentage (exemple 30%). Elle se calcule en faisant une projection au sol de la maison (on compte un seul niveau, les débords de toit lorsqu’ils sont importants ou lorsqu’ils sont soutenus par des poteaux, les terrasses lorsqu’elles sont surélevées, …
  10. Hauteur des constructions : Indique la hauteur maximale autorisée et les points de référence (sablière/égout/chéneau = bas du toit ou faitage = haut du toit ou acrotère = haut du toit terrasse)
  11. Aspect extérieur : Un des paragraphes sur lequel il faut s’attarder avec soin car il indique les règles à respecter en matière d’architecture comme les couleurs d’enduits, les bardages autorisés, les types de toitures autorisés (et leur pente), les types de clôtures autorisées et leur hauteur, etc
  12. Le stationnement : Indique le nombre de stationnement imposé en fonction du nombre de mètres carrés de surface de plancher ou forfaitaire par logement (ce nombre de stationnement permet de calculer les taxes applicables par la commune).
  13. Espaces boisés classés et plantation d’arbres : Indique le nombre d’arbres à planter, la surface d’espace vert à créer
  14. COS : Le COS n’est plus applicable dans le communes qui sont dotées d’un PLU.

 

Choix de la piscine

La piscine est un élément fort du projet architectural. Souvent centrale, elle guide l’implantation des pièces autour d’elle. C’est donc un élément à ne pas négliger.

Position : Proche de la maison ou éloignée ?

L’implantation proche de la maison permet d’une part de profiter d’une vue agréable depuis les pièces de vie (et parfois les chambres), de pouvoir surveiller les enfants qui se baignent ou jouent autour, d’offrir un cadre apaisant ou festif à la terrasse.

On notera cependant que dans ce cas, il faudra savoir la positionner correctement (pas trop loin ni trop près de la maison) de manière à ne pas avoir une terrasse trop importante (qui aurait un impact prix non négligeable) sans avoir des projections d’eau sur les vitres (avec les sauts ou le robot de piscine !).

Si la piscine est positionnée à proximité de la maison, il faudra également que le système de protection soit esthétique. Si le budget le permet on optera donc pour un volet immergé (caché sous la première marche de la piscine – il crée ainsi également une plage immergée idéale pour prendre l’apéritif ou installer les enfants). Le volet emergé peut également être bien intégré s’il est inclus dans un coffre bois paysagé. Ces deux types de fermeture permettent de marcher dessus et sont donc tout à fait sécurisé. Je ne rentre pas ici dans une approche technique, laissant cela aux piscinistes professionnels, m’attachant seulement à l’approche architecturale.

L’implantation loin de la maison donne à la piscine une dimension plus naturelle. On peut imaginer une piscine avec margelles en pierres naturelles entourée d’herbe. Il se plus facile également de créer une protection de type barrière qui visuellement n’est pas aussi agressive que lorsqu’elle est proche de la maison !

Le choix du liner : Couleur ?

Si on est en secteur « ABF » (Architecte des Bâtiments de France), la question ne se pose souvent pas car il y a de fait des préconisations permettant de s’adapter à l’environnement protégé.

Dans les autres cas, on pourra retenir que les couleurs foncées sont plus adaptées aux maisons contemporaines (gris, gris foncé, noir), tandis que les couleurs claires sont en général plutôt associées à des maisons traditionnelles.

Le gris foncé et le noir donnent une impression de lac de montagne et reflètent beaucoup l’environnement. En revanche, ils se décoloreront un peu avec les années.

Le choix des margelles ?

Margelles béton, margelles en pierre, pas de margelles (terrasse qui se prolonge jusqu’au bassin), cela dépend de l’architecture de la maison. Sur une contemporaine, on cherchera des couleurs assez foncées ou le prolongement de la terrasse bois.

Les marches ?

Il existe plusieurs formes de marches. Dans les piscines rectangulaires, il sera possible de créer des marches sur toute la largeur du bassin ou seulement sur un angle. La première option est plus esthétique et plait souvent aux jeunes enfants. La deuxième permet de gagner de l’espace de nage en conservant une longueur de piscine sans marches qui sera plus agréable pour faire des longueurs.

La profondeur et les dimensions ?

Depuis quelques années, la profondeur la plus demandée se situe entre 1,30 et 1,50m. Cette profondeur est moins importante que ce qui se faisait il y a quelques années. Les principaux avantages sont de permettre à l’eau de chauffer plus vite, de pouvoir jouer (volley par exemple) en ayant pied partout. En revanche, il sera plus difficile de plonger (surtout pour les novices !)

Une dimension classique est le 8m x 4m. Très courante, elle permet de jouer facilement dans la piscine tout en nageant un petit peu. Une longueur de 10, 11 ou 12m conviendra peut être mieux pour les nageurs.

Concernant la largueur nous avons tendance à déconseiller moins de 3,50m de large (sauf si le terrain l’exige), surtout lorsqu’il y a des enfants.

 

 

Enfin, si le budget ne permet pas la construction de la piscine en même temps que la maison, il est impératif de prévoir son emplacement lors de la conception. Elle sera ainsi très bien intégrée au projet et les réseaux (eau, eau usée et électricité) seront déjà prévus.