Les règles d’urbanisme

Lorsque l’on commence le projet de maison individuelle, la première chose à faire est de se renseigner sur les règles d’urbanisme applicables. En effet, on ne construit pas ce qu’on veut et toute zone est soumise à des règles spécifiques.

  • Les règles d’urbanisme liées à la commune : Les communes sont en général dotées d’un PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou d’un POS (Plan d’Occupation des Sols) (ancienne version du PLU). Les petites communes qui n’ont ni PLU, ni POS peuvent avoir une carte communale (zonage) ou à défaut dépendent du RNU (Règlement national d’urbanisme).

Le PLU comporte plusieurs documents : Règlement graphique (carte  de la commune indiquant à quelle zone appartient chaque quartier) et règlement écrit qui peuvent s’accompagner d’annexes. Pour connaitre les règles liées à son terrain, il faut tout d’abord prendre connaissance de la zone définie par la commune (par exemple UB) en examinant le règlement graphique puis étudier le règlement écrit.

Le règlement écrit se compose de plusieurs sections : Une section générale regroupant les règles applicables à l’ensemble de la commune (qui ne faut pas négliger !) et une section applicable à chaque zone. Dans cette dernière, les règles seront regroupées en plusieurs chapitres :

  1. Occupations et utilisations du sol interdites : Liste les activités interdites sur la zone
  2. Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : Indique les particularités (Plan de Prévention des Risques, zone inondables, mixité sociale) et liste les activités autorisées sous certaines conditions
  3. Accès des terrains : Indique les possibilités d’accès en fonction des voies et les dimensions demandées le cas échéant (avec voie de retournement, impasse, etc)
  4. Condition de desserte des terrains par les réseaux publics (eau, électricité, assainissement, etc) : Donne les prescriptions concernant les raccordements (sous terrain, en limite parcellaire, règles concernant les eaux pluviales qui partent soit dans le réseau public soit sont infiltrées sur la parcelle, stockage des containers à déchets…)
  5. Caractéristique des terrains : Indique la surface minimale des terrains constructibles
  6. Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : Indique la distance à respecter entre la construction et la rue (ou l’emprise publique). Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner)
  7. Implantation des constructions par rapport aux parcelles voisines : Indique la distance à respecter entre la construction et la parcelle voisine. Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner). Il est parfois possible de s’implanter en limite. Dans ce cas, faites bien attention à prévoir un toit sans débord (chêneau encaissé) et à concevoir des fondations qui ne débordent pas au delà de la limite parcellaire. L’implantation de la piscine est soumise à des règles particulières (là aussi même si c’est bien souvent le début du bassin qui est pris en compte, vous pouvez vous renseigner en mairie pour le vérifier)
  8. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur la même propriété : Certaines communes indiquent une distance minimale entre deux bâtiments sur une même parcelle de manière à s’assurer de l’ensoleillement et du passage des engins.
  9. Emprise au sol : L’emprise au sol est calculée en pourcentage (exemple 30%). Elle se calcule en faisant une projection au sol de la maison (on compte un seul niveau, les débords de toit lorsqu’ils sont importants ou lorsqu’ils sont soutenus par des poteaux, les terrasses lorsqu’elles sont surélevées, …
  10. Hauteur des constructions : Indique la hauteur maximale autorisée et les points de référence (sablière/égout/chéneau = bas du toit ou faitage = haut du toit ou acrotère = haut du toit terrasse)
  11. Aspect extérieur : Un des paragraphes sur lequel il faut s’attarder avec soin car il indique les règles à respecter en matière d’architecture comme les couleurs d’enduits, les bardages autorisés, les types de toitures autorisés (et leur pente), les types de clôtures autorisées et leur hauteur, etc
  12. Le stationnement : Indique le nombre de stationnement imposé en fonction du nombre de mètres carrés de surface de plancher ou forfaitaire par logement (ce nombre de stationnement permet de calculer les taxes applicables par la commune).
  13. Espaces boisés classés et plantation d’arbres : Indique le nombre d’arbres à planter, la surface d’espace vert à créer
  14. COS : Le COS n’est plus applicable dans le communes qui sont dotées d’un PLU.

 

Choix de la piscine

La piscine est un élément fort du projet architectural. Souvent centrale, elle guide l’implantation des pièces autour d’elle. C’est donc un élément à ne pas négliger.

Position : Proche de la maison ou éloignée ?

L’implantation proche de la maison permet d’une part de profiter d’une vue agréable depuis les pièces de vie (et parfois les chambres), de pouvoir surveiller les enfants qui se baignent ou jouent autour, d’offrir un cadre apaisant ou festif à la terrasse.

On notera cependant que dans ce cas, il faudra savoir la positionner correctement (pas trop loin ni trop près de la maison) de manière à ne pas avoir une terrasse trop importante (qui aurait un impact prix non négligeable) sans avoir des projections d’eau sur les vitres (avec les sauts ou le robot de piscine !).

Si la piscine est positionnée à proximité de la maison, il faudra également que le système de protection soit esthétique. Si le budget le permet on optera donc pour un volet immergé (caché sous la première marche de la piscine – il crée ainsi également une plage immergée idéale pour prendre l’apéritif ou installer les enfants). Le volet emergé peut également être bien intégré s’il est inclus dans un coffre bois paysagé. Ces deux types de fermeture permettent de marcher dessus et sont donc tout à fait sécurisé. Je ne rentre pas ici dans une approche technique, laissant cela aux piscinistes professionnels, m’attachant seulement à l’approche architecturale.

L’implantation loin de la maison donne à la piscine une dimension plus naturelle. On peut imaginer une piscine avec margelles en pierres naturelles entourée d’herbe. Il se plus facile également de créer une protection de type barrière qui visuellement n’est pas aussi agressive que lorsqu’elle est proche de la maison !

Le choix du liner : Couleur ?

Si on est en secteur « ABF » (Architecte des Bâtiments de France), la question ne se pose souvent pas car il y a de fait des préconisations permettant de s’adapter à l’environnement protégé.

Dans les autres cas, on pourra retenir que les couleurs foncées sont plus adaptées aux maisons contemporaines (gris, gris foncé, noir), tandis que les couleurs claires sont en général plutôt associées à des maisons traditionnelles.

Le gris foncé et le noir donnent une impression de lac de montagne et reflètent beaucoup l’environnement. En revanche, ils se décoloreront un peu avec les années.

Le choix des margelles ?

Margelles béton, margelles en pierre, pas de margelles (terrasse qui se prolonge jusqu’au bassin), cela dépend de l’architecture de la maison. Sur une contemporaine, on cherchera des couleurs assez foncées ou le prolongement de la terrasse bois.

Les marches ?

Il existe plusieurs formes de marches. Dans les piscines rectangulaires, il sera possible de créer des marches sur toute la largeur du bassin ou seulement sur un angle. La première option est plus esthétique et plait souvent aux jeunes enfants. La deuxième permet de gagner de l’espace de nage en conservant une longueur de piscine sans marches qui sera plus agréable pour faire des longueurs.

La profondeur et les dimensions ?

Depuis quelques années, la profondeur la plus demandée se situe entre 1,30 et 1,50m. Cette profondeur est moins importante que ce qui se faisait il y a quelques années. Les principaux avantages sont de permettre à l’eau de chauffer plus vite, de pouvoir jouer (volley par exemple) en ayant pied partout. En revanche, il sera plus difficile de plonger (surtout pour les novices !)

Une dimension classique est le 8m x 4m. Très courante, elle permet de jouer facilement dans la piscine tout en nageant un petit peu. Une longueur de 10, 11 ou 12m conviendra peut être mieux pour les nageurs.

Concernant la largueur nous avons tendance à déconseiller moins de 3,50m de large (sauf si le terrain l’exige), surtout lorsqu’il y a des enfants.

 

 

Enfin, si le budget ne permet pas la construction de la piscine en même temps que la maison, il est impératif de prévoir son emplacement lors de la conception. Elle sera ainsi très bien intégrée au projet et les réseaux (eau, eau usée et électricité) seront déjà prévus.

Lutter contre le réchauffement climatique à l’échelle de la maison

2019 commence et je me suis demandée quelle pouvait être ma contribution en ce début d’année pour lutter contre le réchauffement climatique et se préparer à l’avenir très proche sans pétrole. Et pourquoi pas essayer de lister ce qui est possible de mettre en place à l’échelle de la maison / de la famille pour réduire son empreinte carbone :

1/ Alimentation :

Devenir végétarien ou diminuer drastiquement sa consommation de viande.  Cultiver ses légumes, ses fruits (en fonction de la taille de son jardin). A ce sujet, je vous invite fortement à vous renseigner sur la permaculture et la phénoculture (à ce sujet, lire le livre : Le Potager du paresseux). Je détaillerai ces points plus précisément dans un autre article. Acheter sa nourriture à des producteurs locaux, correctement rémunérés (pour cela les AMAP sont très utiles, et la magasin comme Biocoop).

Un initiative intéressante s’appelle les Incroyables Comestibles. Popularisée par le film « Demain », elle permet à des habitants d’un quartier ou d’un village d’installer des plantations de légumes et fruits à partager gratuitement.

2/ Déchets :

Recycler cartons, verre (plusieurs bacs doivent être installés dans la cuisine directement pour faciliter le tri). Utiliser un composteur pour les déchets verts (adapter celui ci à la taille du logement – il en existe de toute taille). Acheter les produits en vrac ou dans des contenants recyclables (faire ses courses dans une AMAP ou dans des magasins comme Biocoop autant que possible).

3/ Déplacements :

Pour amener les enfants et aller au travail, en fonction de la distance on va privilégier la marche, le vélo, les transports en commun ou si la distance est trop importante le covoiturage. Pour ce dernier, des sites comme BlaBlaCar marchent très bien. 4 personnes dans une voitures polluent moins / créent moins de bouchon / dépensent moins d’argent qu’une personne dans 4 voitures ! Tout le monde s’y retrouve.

Pour faire ses courses, utiliser la marche ou le vélo pour aller chez les commerçants de proximité ou se faire livrer par les magasins bio (de cette manière les courses sont en quelque sorte « covoiturées » !). Eviter les supermarchés en périphérie des villes qui nécessitent de prendre la voiture, utilisent des emballages en plastique, tuent le commerce de proximité et sont un lieu de non échange, de non sociabilité.

Le choix du lieu de vie est donc primordial. Vivre dans un logement proche de son travail, des établissements scolaires et des commerces est beaucoup plus compatible avec le mode de vie décarbonné que nous devons adopter que de choisir une maison en lotissement. Cela a un fort impact sur le prix. Nous y reviendrons à la fin.

4/ Eau

Pour les besoins qui ne nécessitent pas d’eau potable, on mettra en oeuvre une cuve de récupération des eaux de pluie liée à un double réseau (eau de pluie / eau de ville) pour alimenter les WC et le lave-linge. La capacité de la cuve étant limitée, je ne la conseille pas forcément pour l’arrosage du jardin. A ce sujet, on doit commencer à éviter de planter de l’herbe (très consommatrice d’eau) et privilégier l’espace pour un potager ou des fruitiers. La phénoculture (couverture par le foin) permet de diminuer ou supprimer ses besoins en arrosage. S’ils sont très faibles, on pourra envisager d’utiliser la cuve de récupération, sinon il pourra être intéressant de faire un puits (à condition qu’il y ait de l’eau sous le terrain bien sûr). Dans tous les cas, on n’utilise pas de produits dans le jardin (on travaille en bio, en permaculture ou en phénoculture), de manière à ne pas contaminer la nappe.

Pour limiter la consommation d’eau à l’intérieur de la maison, il faut faire en sorte que le réseau qui chauffe l’eau (ballon thermodynamique par exemple) soit central ou proche des équipements sanitaires (ou d’isoler les conduits), de manière à ne pas laisser couler l’eau plusieurs secondes pour attendre qu’elle soit chaude. On réutilisera l’eau de cuisine pour arroser les plantes.

5/ Construction

Privilégier la rénovation / extension (valoriser l’existant). Dans ce cas, isoler le logement de manière performante (contrairement aux idées reçues, les fenêtres ne permettent pas de réduire fortement sa consommation. Il faut avant tout isoler le toit et les murs. Un thermicien ou un architecte sont à même de vous conseiller à ce sujet. Nous ne conseillons pas de faire appel directement à un artisan qui n’est pas neutre (il aura tout intérêt à vous faire changer de chaudière s’il est chauffagiste par exemple !)

Si cela n’est pas possible, la construction neuve peut être envisagée mais en revoyant les modes constructifs : les cimenteries sont très émissives en CO2. Nous proposons pour supprimer la quasi totalité du béton d’utiliser des fondations à visser, un plancher bois, des murs en ossature bois, un toit terrasse en bois recouvert d’une végétalisation. L’inertie nécessaire à la maison sera apportée par un mur en terre crue par exemple et les ouvertures protégées de la chaleur par des brise-soleil. Pour l’isolation, il existe des produits biosourcés très intéressants fabriqués par des groupes coopératifs comme Biofib’Trio en France.

6/ Energie

Les maisons neuves sont aujourd’hui « RT2012 » et consomment donc beaucoup moins que les précédentes générations de maisons. Il y a cependant de plus ou moins bonnes idées.

Les sources de chauffage : Si un des meilleurs générateurs semblent être la chaudière bois, celle-ci est souvent reléguée à cause de son coût. Le poêle à bois peut être adapté à des logements compacts mais pas aux autres. Reste à choisir entre la pompe à chaleur (électrique mais avec un très bon rendement) ou la chaudière gaz. De notre côté, le gaz ne doit pas être privilégié.

Ce chapitre mériterai d’être approfondi mais beaucoup d’articles y sont déjà consacrés.

7/ Prix de la construction

Si certaines de ces actions sont neutres en terme d’argent ou plutôt économiques (produire ses légumes par exemple ou diminuer sa consommation d’eau), d’autres représentent un coût non négligeable : construction en ossature bois, vivre en ville ou en coeur de village.

Pour assumer ce surcout, il faut modifier notre façon de penser :

Tout d’abord, si le cout au m2 est plus élevé (construction bois), la taille du logement doit être réduite. Les pièces peuvent avoir plusieurs usages (un bureau peut servir de chambre d’amis) ou être partagées par plusieurs familles (un groupement de maison peut construire une pièce commune qui servira de chambre d’amis). Si le lieu de socialisation de la maison est le séjour (et la cuisine), les chambres (parents et enfants) n’ont pas besoin d’être grandes. On valorise plutôt l’espace extérieur (pour ré-apprendre également aux enfants à jouer dehors, cultiver, plutôt que de rester devant un ordinateur ou une TV dans une chambre). Pensez bien aussi qu’une maison bien conçue (par un.e architecte) ne comportera pas de place perdue (notamment dégagements) et sera donc plus économique en terme de m2.

Ensuite, puisque le prix des terrains en ville est devenu exorbitant, il faut imaginer de nouvelles façons de vivre pour s’y installer. Les Baugruppen (habitat groupé) sont un concept dès répandu en Allemagne et en Autriche et qui commencent à se développer en France (mais très timidement). Il s’agit de se regrouper à plusieurs familles pour construire un lieu de vie pour chacun sur une même parcelle. Etudié par un.e architecte, les habitats sont indépendants et offrent des accès sur l’extérieur, de l’intimité tout en partageant certaines parties ou équipements (garage à vélos, stockage, microstations parfois, chaudière bois, chambre d’ami.es, buanderie, piscine…). Cela permet à tous de bénéficier de nombreux équipements tout en ayant également l’intimité de son logement. Les prix sont ainsi considérablement réduits.

 

Nous avons beaucoup de travail pour modifier nos manières de vivre. Si au début nous allons avoir l’impression d’être contraints, cela va déboucher sur une société plus humaine ou le lien social et le partage vont nous offrir beaucoup plus je pense que ce qui nous quittons dans notre mode de vie actuel.

Se protéger des moustiques

Les moustiques deviennent un véritable problème depuis quelques années dans le Sud. 2017 a vu l’arrivée des moustiques tigres dans le Sud Ouest.

Les moustiques se développent grâce aux points d’eau stagnante (ils pondent des oeufs qui deviennent des moustiques en 2 à 3 jours). Pour limiter leur expansion, il est impératif de faire la chasse à tous les points d’eau visibles ou cachés de la maison et du jardin. Si toutes les maisons sont différentes et méritent un examen approfondi, voici déjà quelques cas courants :

  • Le jardin : Surprimer les sous-pots et cache-pots sous les plantes qui laissent stagner de l’eau plusieurs jours. Surveiller également les espèces de plantes dont le feuillage crée de petites réserves (bananier par exemple) – on peut percer de petits trous dans le feuillage pour laisser l’eau s’évacuer. Attention également aux plantes nécessitant la mise en place d’une petite réserve d’eau comme les prèles ou les papyrus (cette eau ne doit pas rester plus d’un jour).
  • Bassin d’eau stagnante : Il faut impérativement qu’il y ait des poissons, grenouille ou autres espèces capables de manger les larves des moustiques (les piscines sont traitées et ne sont donc pas des terrains propices aux moustiques)
  • Les puits ou puisards doivent être fermés (par un socle béton ou bois) et bien étanches. S’ils sont fermés par une grille et que l’eau est visible il faut impérativement la recouvrir d’une moustiquaire.
  • Descentes d’eau pluviales : Sur les constructions récentes, les regards des descentes d’eau pluviales ne sont pas forcément étanches (dans l’ancien, la terre a souvent recouvert le regard). Apposer une moustiquaire avec un scotch très haute performance bien étanche puis remettre le regard en béton
  • Aération du vide sanitaire : Les vides sanitaires sont souvent humides et comportent de l’eau stagnante. Ceci est normal. En revanche, les moustiques y accèdent par les bouches d’aération. Il faut recouvrir ces bouches de moustiquaires (attention, le vide sanitaire doit continuer à respirer!) avec un scotch très haute performance bien étanche
  • Toit terrasse : Si le toit terrasse est légèrement en pente ou recouvert de gravillons, aucun problème. En revanche, s’il est complètement plat et sans cailloux (membrane autoprotégée par exemple), il reste des flash d’eau régulièrement. Il faut aller souvent sur le toit pour évacuer cette eau jusqu’aux descentes d’eau pluviales
  • Toit penté : Attention aux gouttières et aux chéneaux. Si la pente a été mal faite ou que les descentes sont bloquées par des feuilles, il peut rester de la stagnation d’eau. A entretenir régulièrement.
  • Animaux : Attention à ne pas laisser des gamelles d’eau 2 à 3 jours dehors sans renouveler l’eau.

Les moustiques tigres ne se déplacent pas beaucoup. Ils restent en général dans un rayon de 150m. Ce problème est donc à gérer à l’échelle du lotissement ou du quartier. Donc pour que l’été soit agréable, on commence par traiter sa maison et on fait de la prévention dans le quartier !

La douche à l’italienne

La douche à l’italienne est l’élément incontournable des salles d’eau d’aujourd’hui. Il en existe de tout type et avec des options diverses et variées :

  • La séparation avec le reste de la pièce peut se faire soit par une vitre (qui laissera passer la lumière mais nécessitera un entretien rigoureux), soit par une cloison recouverte de faïence  (sans entretien), soit sans rien (dans ce cas attention aux projections d’eau)
  • Il existe deux options pour le sol : soit le sol de la salle d’eau se prolonge dans la douche (avec une pente vers le siphon), soit avec un bac encastré (au même niveau que le sol de la salle d’eau mais avec un matériau différent : corian, résine, pierre, etc). Le bac encastré est interessant pour sa facilité de nettoyage (pas de joints).
  • Les siphons existent en plusieurs formats : rectangulaires ou ronds
  • Au mur, il existe une multitude de possibilités pour la faïence : faïence classique (format 30×90 par exemple), carreaux de ciment, faïences XXL 1m x 3m. La faïence très grand format a l’énorme avantage de supprimer les joints (nettoyage facile).
  • On peut prévoir une ou plusieurs niches de rangement pour poser les produits d’hygiène
  • L’éclairage se fait bien souvent par des spots au plafond mais il est également possible d’imaginer un ciel de LED ou des spots muraux encastrés
  • La robinetterie peut être encastrée ou apparente. Le gros avantage de la robinetterie encastrée est en plus de l’esthétique très pure la facilité d’entretien.

L’isolation de la maison

Lorsque l’on construit une maison, se pose la question de la manière d’isoler. Il existe trois types d’isolation :

  • Isolation par l’intérieur
  • Isolation par l’extérieur
  • Isolation répartie

On choisira entre les trois en fonction du budget et des qualités recherchées.

• L’isolation par l’intérieur est mise en oeuvre sur la très grande majorité des maisons pour la simple raison qu’elle est la plus économique. On vient poser un isolant classique (laine de verre, laine de roche) ou écologique (laine de bois par exemple) dans une ossature métallique contre la brique ou la parpaing. Ce doublage est ensuite généralement plaqué de BA13 (placoplatre). A l’extérieur, le mur est soit enduit, soit bardé ou habillé (bois, pierres, composite). Ce type d’isolation répond à la norme RT2012 actuelle (à condition de respecter les épaisseurs nécessaires) et permet d’obtenir un bon confort d’hiver mais est très peu performant en confort d’été (surchauffe)

• L’isolation par l’extérieur sera privilégiée lorsque le budget est plus important et qu’on recherche un bon confort à la fois d’été et d’hiver. A partir du mur maçonné (brique ou parpaing), on vient poser des plaques d’isolant (polystyrène ou fibre de bois) suivant une technique de collé-chevillé côté extérieur du mur. Cette isolation sera soit enduite (l’enduit utilisé est alors un enduit mince, posé sur un grillage fin en 3 passes), soit bardée ou habillée (bois, composite). Côté intérieur, on pourra plâtrer le mur de manière à profiter de son inertie

• L’isolation répartie consiste à mettre en oeuvre un système porteur qui joue également le rôle d’isolant. Elle peut être de deux types :

  • La version écologique : l’ossature bois
  • la version traditionnelle : la brique monomur, le béton cellulaire ou l’euromac 2 par exemple

A l’extérieur, on pourra enduire directement sur la brique monomur et ses dérivés maçonné. Il faudra en revanche ajouter une petite isolation par l’extérieur pour enduire sur l’ossature bois.

L’isolation répartie représentera à peu près le même coût que l’isolation par l’extérieur. Elle sera privilégiée dans sa version ossature bois lorsque l’on cherche une qualité d’air plus saine, une rapidité de mise en oeuvre ou un chantier plus propre.

Viabiliser un terrain

Lorsqu’on achète un terrain en diffus (non situé dans un lotissement par exemple), il est possible qu’il ne soit pas viabilisé (si le vendeur décide de ne pas s’en charger).

Dans ce cas, le prix du terrain est moins élevé qu’un terrain viabilisé, mais vous devrez supporter le coût de la viabilisation.

Cette dernière comporte plusieurs volets (électricité, eau, telecom, gaz, assainissement) pour lequel les démarches sont différentes. Les délais peuvent être longs, aussi il faut faire les demandes dès l’obtention du permis :

  • Viabilisation en électricité : Il faut se rendre sur le site d’Enedis (anciennement ERDF) : https://connect-racco.enedis.fr/prac-internet/demande/chantier_ctrl_perimetre
  • La demande se fait en ligne. Pour une maison, vous devrez indiquer que vous souhaitez un raccordement complet, d’une puissance inférieure à 36 kVA (12kw). Il sera nécessaire de joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation, le plan de masse sur lequel on indique la position souhaitée pour le compteur, et des photos du terrain. Vous devrez également indiquer la longueur de la tranchée qui reliera le compteur EDF à votre maison, les références cadastrales et la date de raccordement souhaitée (le plus tôt possible pour que votre chantier puisse démarrer sans retard). 
  • Viabilisation en eau : Il faut se rendre sur le site de Véolia pour faire la demande en ligne : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home/demarches-en-ligne/branchement/demande-de-branchement/identification-branchement.html
  • Remplir les renseignements concernant le terrain et vos coordonnées, vos coordonnées bancaires et joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation et plan de masse sur lequel apparait la position souhaitée pour le compteur d’eau.
  • Viabilisation concernant le tout à l’égout (assainissement). La demande se fait également en ligne sur le site de Véolia : Sur le site précédent, cocher « assainissement » à la place de « branchement eau potable » puis faire la demande. Si votre terrain est située dans une zone non équipée du tout à l’égout, vous n’avez pas à effectuer cette démarche mais devez avoir obtenu l’accord du SPANC pour installer un système d’assainissement autonome lors du dépôt du permis de construire
  • Viabilisation gaz
  • Viabilisation telecom. La demande se fait en ligne sur le site d’Orange : https://maison-individuelle.orange.fr/front/ Vous devrez joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation, le plan de masse et des photographies.

Pour le démarrage du chantier, il est indispensable que l’eau soit en service. Si la mise en service tarde, vous pouvez éventuellement demander à un voisin de vous fournir l’eau le temps que votre raccordement soit effectif.

Publication de la maison à patio dans Eco Maison Bois

Le chantier de la maison à patio à Croix Daurade suit son court. Au printemps l’ossature bois a été posée et le magazine Eco Maison Bois est venu visiter le chantier publiant un article dans le hors série de Juillet Août Septembre Octobre 2017.

« Maison familiale de 150 m2 avec 3 chambres, 1 salle de bain, 1 suite parentale avec salle d’eau et dressing, 1 grande pièce à vivre semi ouverte sur la cuisine. L’autre aile de 40m2 est destinée à accueillir les bureaux de l’agence d’architecture.

La construction est implantée dans une zone urbaine pavillonnaire autrefois terrain maraîcher. Le défi a donc été d’implanter le bâtiment pour réduire au maximum les vis à vis et profiter du bois classé situé juste en face de l’édifice. Influencé par l’architecture moderniste des années 60 (Richard Neutra notamment), nous avons repris ses fondamentaux en se focalisant sur le minimalisme des formes extérieures et en recherchant au maximum l’intégration avec l’environnement extérieur.

Ceci s’est traduit par des larges espaces vitrés toute hauteur créant ainsi une continuité visuelle entre l’extérieur et l’intérieur.

L’autre élément majeur du projet se caractérise par le respect du site en faisant en sorte que la forme de la maison soit dicteée par la positon des arbres existants. Illustration de cette volonté, le platane situé à l’entrée de la parcelle traverse la toiture de sorte que les deux deviennent indissociables. Les différents patios végétalisés visibles depuis les espaces de circulation ainsi que les salles de bain accentuent la lien entre la nature et les habitants.

Le mode constructif en ossature bois et les matériaux ont été choisis dans une démarche de développement durable. Réduction de l‘empreinte carbone, qualité de l’air intérieur, réduction des nuisances pendant le chantier, diminution du risque de désordre des façades grâce à l’élasticité du bois.

Nous avons choisi d’utiliser un isolant entre montants en chanvre/lin/coton car en plus de ces qualités intrinsèques, il est produit par une scoop française BIOFIB qui le produit en économie circulaire (agriculteur locaux / approvisionnement en circuit court).

Pour pallier au manque d’inertie de ce type de construction, la maison est isolée par l’extérieur avec un isolant en fibre de bois rigide de 8cm, accentuant le déphasage ainsi que la masse de la maison.

Au niveau de la couverture, la notion de durabilité a été privilégiée en réalisant une toiture à joint debout 100% recyclable et dont la durée de vie estimée est de 80 ans environ.

Le mode de permet de réduire la consommation d’énergie de la pompe à chaleur grâce à la surface d’émetteurs utilisable ainsi que la réduction du pas des tuyaux d’eau. Il y a moins besoin de chauffer l’eau passant dans les tuyaux pour apporter une quantité de chaleur équivalente ce qui permet de gagner entre 20 et 25% de consommation électrique. »

• Le site du magazine Eco Maison Bois : http://www.eco-maison-bois.fr

• Les images de synthèse de la maison : http://www.scenario-architecture.com/projets/villa-exception-maison-architecte-dedans-dehors-pierres-patios-toulouse.html

Les différentes types de fondations

En maison individuelle, trois types de fondations existent. C’est l’étude de sol géotechnique, réalisée juste avant le dépôt du permis de construire, qui définit le type de fondation à mettre en oeuvre et la profondeur associée.

– Semelles filantes (ou isolées) : C’est la fondation la plus classique et la plus économique. Employée sur les terrains dit « bons », c’est à dire lorsque le sol dur est proche. Leur forme de profil ressemble à un T à l’envers. Les semelles filantes sont creusées par l’entreprise de Gros Oeuvre ou le terrassier.

  • Les puits de fondation : Aussi appelées fondations semi-profondes, ils sont utilisés lorsque le sol dur est entre 2,5 et 4m (profondeur donnée à titre indicatif). Les puits sont souvent creusés à la pelle mécanique hydraulique (par l’entreprise de Gros Oeuvre ou de terrassement). Les puits ressemblent des poteaux épais (et peu profond)
  • Les pieux (fondations profondes) : Ils sont utilisés sur les terrains dont le sol dur est loin ou introuvable (remblai par exemple). Ils sont creusés avec une tarière creuse par une entreprise spécialisée. Le pieu transmet les efforts du bâtiment par frottement latéral (interface pie / différentes couches de sol). Un peu ressemble à un long poteau fin.

Si les semelles filantes peuvent directement être surmontées par un soubassement, les fondations par puits ou pieux permettront de porter des longrines (poutres béton verticales), puis le plancher bas.

Pour calculer le surcoût lié aux fondations profondes ou semi-profondes, il faut ajouter le prix des puits ou pieux et celui des longrines.

Les protections solaires

Depuis que la RT 2012 est entrée en application, les maisons neuves sont devenues très étanches et très bien isolées. Cela a eu un impact immense sur le confort intérieur. Il est maintenant très simple de se sentir bien dans sa maison en hiver, tout en limitant le recours au chauffage. En revanche, le problème s’est inversé et c’est maintenant en été (et en mi-saison) que la maison peut facilement devenir inconfortable à cause de la surchauffe.

Pour éviter d’atteindre 30° à l’intérieur en avril, il est donc primordial de prendre en compte la protection solaire dans la conception de la maison, c’est à dire de choisir des solutions optimales pour protéger les baies vitrées et les fenêtres au Sud, à l’Est et à l’Ouest :

  • La pergola : Fixe ou bioclimatique, elle est une très bonne réponse.

Si vous optez pour une pergola fixe, il sera interessant de la végétaliser (glycine ou vigne vierge). De cette manière vous bénéficierez d’ombre en été grâce au feuillage, mais conserverez la lumière en hiver lorsque la plante se sépare de ses feuilles. (attention tout de même à la glycine dont les fleurs peuvent attirer les guêpes, si vous souhaitez installer la table à manger dessous).

La pergola bioclimatique est une pergola « nouvelle génération » qui possède des lames orientables (permettant d’ajuster la lumière souhaitée et pouvant également se fermer complètement (étanche) pour créer une terrasse fermée. Son seul hic est son prix !

  • Le brise-soleil orientable : C’est une sorte de volet roulant « nouvelle génération » ; comme la pergola bioclimatique, il possède des lames orientables qui permettent d’ajuster la lumière. Toutes les positions sont possibles : Brise-soleil entièrement relevé, brise-soleil entièrement baissé avec lames à l’horizontale (pour conserver la vue sans surgir la surchauffe), entièrement baissé avec lames à la verticale (pour obtenir le noir et fermer la maison), à demi baissé avec lames à l’horizontale, etc. Les possibilités sont infinies. Côté assurance, il faudra au préalable se renseigner pour choisir un modèle « anti-effraction » ou bien prévoir un vitrage de même type sur la baie.

Le brise-soleil permet en outre de se protéger des regards indiscrets (de la rue).

  • Les débords de toit : Très efficaces au Sud (où le soleil est toujours haut), il seront dimensionnés lors de la conception de la maison par l’architecte ou le bureau d’étude thermique.

– La végétation : La nature est bien faite. L’été les arbres sont feuillus et protègent très bien les façades. L’hiver, ils se découvrent et laisse la lumière entrer à nouveau et apporter les apports solaires nécessaires à cette saison.