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Informations techniques concernant la construction de maisons

On a testé : Le plafond chauffant !

Peu connu du grand public, nous installons des plafonds chauffants-rafraichissants sur 80% de nos maisons. Il suscite toujours autant de questions aux premiers RDV, aussi nous avons décidé de créer cette nouvelle rubrique « on a testé » pour faire un retour sur les systèmes que nous avons installés depuis une dizaine d’année dans nos maisons et notamment ce fameux plafond chauffant rafraichissant.

Pour ce test, nous prenons trois maisons réalisés entre 2015 et 2018, à Toulouse et autour de Toulouse, répondant à la norme RT2012, de configurations différentes :

Maison n°1

Structure en béton cellulaire (monomur, c’est à dire sans isolation rapportée à l’intérieur ou à l’extérieur), de plain pied, de forme très découpée, avec étage partiel, très largement vitrée (63% de la surface habitable selon l’étude Bbio). Les baies sont protégées par des brise-soleil orientables. Le toit est un toit terrasse maçonné protégé par une isolation en polyuréthane (15cm) et du bitume.

Maison n°2

Structure en briques avec isolation par l’intérieur, de plain pied, forme moyennement découpée, moyennement vitrée (17% de la surface habitable selon l’étude Bbio – correspondant à de grandes baies vitrées dans le séjour et des fenêtres « classiques » dans les autres pièces). Les baies sont protégées par des volets roulants. Le toit à plusieurs pentes est en fermettes, isolé par de la ouate de cellulose soufflée (35cm), couvert par des tuiles.

Maison n°3

Structure en ossature bois avec isolation entre montants en « Biofib Trio » (chanvre, lin, coton) et isolation par l’extérieur en fibre de bois « Pavatex » 8cm, de plain pied, de forme très très découpée (patios), très largement vitrée (64% de la surface habitable selon l’étude Bbio). Les baies sont protégées par des brise-soleil orientables. Le toit est un toit terrasse bois à pente très faible, couvert par du zinc à joint debout et isolé par dessous en fibre de bois soufflée (30cm)

 

Quelques remarques sur les maisons :

Les 3 maisons bénéficient d’une inertie très différente : Inertie forte dans la maison n°1 (béton cellulaire monomur), inertie moyenne dans la maison n°2 (briques + isolation intérieure), inertie faible dans la maison n°3 (ossature bois). L’inertie joue un rôle important dans le chauffage et surtout dans le rafraichissement : Les maisons à inertie forte vont être capables de conserver longtemps leur fraicheur en été (environ 3 jours), puis si la période de chaleur continue, ne le seront plus (car les murs seront chargés de chaleur). Il sera difficile de faire baisser la température par la ventilation naturelle (car les murs se déchargeront en continu). La sensation de surchauffe intérieure peut se prolonger même après l’épisode de chaud, jusqu’à ce que les murs aient entièrement relâché leur calories.
Les maisons à inertie faible, à l’inverse, vont chauffer très vite et se rafraichir très vite. Concrètement cela veut dire que dès le premier jour de chaleur, la maison peut entrer en surchauffe et dès la première nuit, elle peut se rafraichir.

La maison n°3 est particulière car elle se compose d’une partie « maison » et d’une partie « bureau » (agence d’architecture). La zone bureau comporte des apports de chaleur supplémentaires via les ordinateurs qui fonctionne toute la journée, à minima 5 jours par semaine.

 

Installation :

Maison n°1

Pompe à chaleur Alpha Innotech 9 kw + Plafond chauffant Plafino V1 de Innovert avec système pièce par pièce. Maison livrée en 2015
Le chauffage est raccordé à un système domotique filaire en KNX (commandé par tablettes et smartphones)

Maison n°2

Pompe à chaleur Panasonic 6kw + Plafond chauffant Plafino V1 de Innovert avec kit 3 zones. Maison livrée en 2018. Le chauffage n’est raccordé à un système de domestique et se commande directement sur les thermostats.

Maison n°3

Pompe à chaleur Amzair 9kw + Plafond chauffant Acosi+ de chez Thermacome avec système pièce par pièce. Maison livrée en 2018
Le chauffage est raccordé à un système domestique radio Delta Dore (commandé par smartphones)

 

Quelques remarques sur les installations :

Les pompes à chaleur sont toutes des Air-Eau. La puissance de la PAC est notamment fonction de la surface de la maison.
Les marques et modèles de pompe à chaleur n’ont pas d’incidence sur le test. Le choix d’une pompe à chaleur plus couteuse impacte surtout sa durée de vie.
Le système Plafino d’Innovert est le pionnier, le système Acosi+ de Thermacome est un petit nouveau. Ils se ressemblent mais on pourra noter la différente suivante : Le Plafino profite d’une structure en acier alors que l’Acosi+ est positionné dans une structure en aluminium. Si l’aluminium est plus qualitatif (et bénéficierait ainsi d’un meilleur pouvoir conducteur selon Thermacome), cela rend plus difficile la recherche des tubes au plafond : En effet, celle-ci est possible avec un aimant sur le système Plafino mais nécessitera une caméra thermique performante sur le système Acosi+ (attention donc à ne pas oublier de spots !)

Les clients indiquent que le systèmes couplés à une domotique sont complexes à régler et gérer. En revanche, une fois bien paramétrés, les systèmes « pièce par pièce » fonctionnent parfaitement : Chaque pièce a sa propre température de consigne (cela permet de ne pas chauffer ou rafraichir à la même température les pièces exposées Nord ou Sud, les pièces de vie et les chambres ou le bureau).

 

Utilisation et test

En mode chauffage

Sur les 3 maisons, la température de consigne est atteinte sans difficulté. Les maisons RT2012 sont très bien isolées et ne nécessitent pas de gros besoins de chauffage.
Le plafond chauffant se coupe automatiquement lorsque les apports solaires sont suffisants en hiver et en mi-saison, ce qui est le cas tous les jours (hors jours de pluie) sur la maison n°3 dans les pièces de vie (exposées Sud). Les maisons ne sont jamais en surchauffe à cette période (les brise-soleil jouent également un rôle important), contrairement aux maisons équipées de planchers chauffants (à cause de l’inertie de la chape entourant le système de plancher chauffant qui met 4 heures à s’arrêter).
Le critère de réactivité du système annoncée par les fabricants est donc largement rempli.

En mode rafraîchissement

Le test à lieu à l’été 2019, qui comprend deux périodes de canicules à Toulouse : Fin juin et fin juillet (42°C le 27 juin, 40°C les 23 et 24 juillet, et nuits autour de 25°C) puis des périodes chaudes sans canicule (35°C au mois d’aout).
Il est à noter aussi que l’agglomération toulousaine est touchée de plein fouet par les moustiques tigres depuis l’été 2017, aussi, il n’est plus possible de ventiler les maisons la nuit sans moustiquaires sur les ouvrants. Cela reste possible le matin.

1ère canicule de Juin :
Maisons n°1 et 2 : Le rafraichissement est lancé, on note à l’extérieur vers 17h une température étouffante de 42°C, à l’intérieur des maisons (brise-soleil ou volets baissés) la température atteint la consigne de 24°C.
On nous signale dans la maison 2 qu’il fait trop frais la nuit et la température de consigne est alors remontée légèrement la nuit.
Maison n°3 : Le rafraichissement n’est pas lancé, mais les brise-soleil sont baissés. Lorsqu’il fait 42°C, on note à l’intérieur une température de 29°C dans la maison et 30°C dans le bureau (ce dernier bénéficiant également des apports calorifique des ordinateurs).

2ème canicule de Juillet :
Maisons n°1 et 2 : La température de consigne 24°C est respectée.
Maison n°3 : Le rafraichissement est lancé. La température intérieure atteint la consigne de 24°C dans la maison et dans le bureau. Il n’y a aucune sensation d’inconfort (comme cela est le cas avec l’air soufflé).

Dans le bureau ou nous travaillons toute la journée, nous avons remarqué que la sensation d’inconfort due à la chaleur apparait à partir de 27°C (26°C nous permet toujours de travailler). Nous aérons donc la maison et le bureau le matin entre 7h et 10h (il n’y a pas de moustiques à ce moment) pour lui faire retrouver une température de 24° naturellement.
Nous testons donc au mois d’août le démarrage du rafraichissement à 16h, lorsque la température intérieure dans le bureau atteint 27°C. Dans cette configuration, nous n’arrivons pas à atteindre la température de consigne de 24°C. Il s’avère nécessaire de laisser le système s’enclencher dès le matin.

En conclusion, le test est positif car sur les 3 maisons, quelque soit la structure de la construction, la température de consigne de 24°C est atteinte et la sensation très agréable (pas d’air soufflé). Comme pour tout système de rafraichissement, cela implique de garder les baies et fenêtres bien fermées.
Nous recommandons le système de plafond chauffant-rafraichissant qui nous parait être la meilleure réponse au climat toulousain. Nous avons remarqué que sur nos maisons livrées avec plancher chauffant, les clients ont fait installer une climatisation dans les 2 ans après réception. Cela double le système, ce qui ne semble pas pertinent au point de vue économique.

Nous n’avons pas récolté de données concernant les consommations. Nous reprenons donc le test cet été en calculant les consommations des 3 maisons. Je communiquerai les résultats dans quelques semaines.

Le coût de la construction

Lorsque l’on construit pour la première fois, on a du mal à imaginer le prix de construction et bien préparer son enveloppe budgétaire. On peut lire tout et son contraire sur internet concernant le ratio de construction au m2 (1300 €/m2, 1500 €/m2, 2000 euros/m2, etc).

Pour la construction d’une maison, il faut déjà distinguer deux enveloppes : le cout de la construction et les frais annexes

Cout de la construction

Si on trouve des tas de ratios différents sur internet, commençons d’abord par se demander ce qu’ils comprennent. En effet, il est facile de moduler le ratio à souhaits en enlevant ou rajoutant des prestations.

Pour obtenir un ratio complet, il faudra vérifier qu’il comprend bien :

  • la VRD (voirie, réseaux,divers)

  • Comprend notamment le chemin d’accès (terminé), les réseaux à l’intérieur de la parcelle, le nivellement des terres en fin de chantier
  • Le second oeuvre !

    Et oui on peut proposer une maison « hors d’eau hors d’air » seulement ce qui évidemment offre un ratio au m/2 bien plus bas !

  • Le système de chauffage

    On voit encore chez certains constructeurs des offres sans le système de chauffage. La maison vous est donc livrée sans et vous devez le faire installer (attention, c’est un gros poste). Ceci ne sera pas proposé par un.e architecte.

  • les équipements sanitaires

  • Meubles vasques, douche, baignoire, wc…
  • la peinture

  • (ou à minima la préparation du mur)

Une fois qu’on est sûr que toutes les prestations sont comprises, il faut garder en tête que le ratio va varier en fonction de :

  • la forme de la maison : le rectangle est bien sûr la forme la plus économique, puis viennent les L, C et dérivés et les formes découpées et à patios seront les plus onéreuses
  • le nombre et la surface de baies vitrées. Si celles-ci arrivent jusqu’au plafond, le ratio augmentera également.
  • le type de toiture : La charpente en fermettes de forme simple sera la solution la plus économique. La charpente traditionnelle apportera une plus value, puis vient le toit terrasse et le toit terrasse végétalisé.
  • la structure de la maison : la maçonnerie est la solution la plus économique (et la moins écologique !), l’ossature bois représente une plus value
  • l’isolation : Economique lorsqu’elle est posée à l’intérieur, elle l’est beaucoup moins posée par l’extérieur (mais beaucoup plus performante)
  • le revêtement extérieur : l’enduit est la solution économique. Tous les bardages représenteront une plus-value : bois, composite, fibrociment, zinc…
  • le système de chauffage (mis à part le poêle) a peu d’impact sur le prix de la maison (depuis la RT2012, tous les systèmes de chauffage sont à peu près au même prix)

Raisonnablement, si tout est compté, il faudra s’attendre à un ratio de 1600 euros/m2 pour une forme simple, ratio qui augmentera à 1800, 2000 ou plus en fonction des prestations citées ci-dessus.

Frais annexes à la construction

En plus du coût de construction, il faut penser à rajouter les frais annexes : frais liés au terrain

  • Viabilisation

  • On appelle viabilisation le fait de relier la parcelle aux réseaux publics d’électricité, d’eau potable, de tout à l’égout (lorsqu’il existe), et de téléphonie. Chaque concessionnaire se charge de sa partie indépendamment (on ne peut pas grouper les différents travaux). Le devis sera fonction de la distance à parcourir. Par ailleurs, si le terrain est déjà viabilisé, il faudra tout de même provisionner les frais d’ouverture de compteur / de ligne.
  • Taxe d’aménagement

    Taxe à régler à la commune et au département à la fin de la construction. Elle devra être réglée en 2 fois : La moitié à la livraison, l’autre moitié environ 6 mois plus tard. Elle est assez importante et est fonction de la surface de la maison, du garage et de la piscine. La commune peut vous l’estimer.

  •  
  • PFAC

    Taxe de raccordement au tout à l’égout (Participation Forfaitaire à l’Assainissement Collectif) / ou en l’absence de réseau, prix de l’assainissement autonome

  •  
  • Equipement de la cuisine

    Mobilier, électroménager, plan de travail)

  •  
  • Fournitures

    Si vous les achetez directement et donc ne font pas partie du prix de construction. C’est parfois le cas pour réduire le prix de la construction. Il peut s’agir des sols, des spots et luminaires, des meubles sanitaires, des faïences…

  •  
  • Clotures et portail si nécessaire
  • Etude de sol obligatoire pour déterminer le type et la profondeur des fondations
  • Les fondations spéciales si nécessaire (pieux ou puits)
  • Test d’étanchéité pour valider la RT2012 à la fin de la construction (et étude thermique bbio / CEP-TIC)
  • Placards
  • Piscine
  • Options : puits, cuve de récupération des eaux de pluie, etc

Ces frais annexes représentent une enveloppe non négligeable dans le projet. C’est pourquoi, il est important de bien les calculer avant d’amorcer l’achat définitif du terrain. N’hésitez pas à contacter un professionnel architecte qui est à même pour vous aider à le faire.

Mode de chauffage

La RT2012 a modifié considérablement les habitudes. Le traditionnel convecteur électrique (beaucoup trop énergivore pour répondre à la nouvelle norme) a été remplacé par plusieurs systèmes :

Plancher chauffant

Système qui se développe depuis plusieurs décennies, il est maintenant plus performant qu’à se début, notamment grâce à l’abaissement de la température d’eau. Aussi, si les premiers planchers chauffants pouvaient être inconfortables en donnant des sensations de jambes lourdes, la nouvelle génération a corrigé le problème. L’isolation performante des maisons et le rapprochement des pas des tuyaux a permis de diminuer la température de l’eau circulant dans la circuit.

Système très confortable en hiver (notamment dans les régions très froides), il voit ses limites dans les maisons RT2012 en mi-saison et en été :

En mi-saison, les jours de beau temps, le soleil tape sur les vitres (apports solaires passifs) ce qui réchauffe la maison. Le système de chauffage est alors coupé manuellement par l’utilisateur ou automatiquement par une consigne mais la durée d’extinction du système étant importante (4 heures environ à cause de l’inertie de la  chape dans laquelle le système a été noyé), la température intérieure de la maison augmente encore pouvant atteindre des 28 / 30 degrés !

En été, ce système permet un rafraichissement faible. En effet, pour éviter la condensation, la température peut être abaissée d’un ou deux degrés seulement.

En résumé ce système sera à préconisé dans les régions assez froides (les usagers apprécient particulièrement la sensation de pieds nus sur sol chaud l’hiver) ou en rénovation dans des maisons moins bien isolées ou peu ouvertes sur le Sud. Le mode est chauffage est rayonnant (pas de sensation d’air) ce qui est le plus confortable.

Plafond chauffant

Système proposé depuis une vingtaine d’année, beaucoup moins connu que le plancher chauffant, il utilise le même principe de circulation d’eau mais au plafond.

Tout comme le plancher, les pas sont maintenant très rapprochés ce qui permet de faire circuler de l’eau à une température abaissée. La surface d’émission étant totale (à l’inverse du plancher chauffant qui est légèrement bloqué par les meubles), on peut avoir une température d’eau de seulement 25°, permettant de diminuer la consommation électrique de la pompe à chaleur.

En hiver, ce système est confortable car très homogène. Comme le plancher chauffant, il rayonne sur les corps dans la pièce et le sol, ce qui crée une température stable partout. En revanche, le sol sera tiède et non pas chaud comme avec un plancher chauffant.

Une question qui revient souvent est que comme la chaleur monte, comment la chaleur peut-elle se diffuser ? Comme nous l’avons dit précédemment, ce mode de chauffage (comme le plancher chauffant) est un mode rayonnant. A l’inverse de la convection (l’air chaud qui monte), le rayonnement ne chauffe pas l’air mais les objets (principe identique aux rayons du soleil)

Si ce système est confortable en hiver, c’est surtout en mi-saison et l’été qu’il présente ses atouts principaux :

En mi-saison, les jours de beau temps, le soleil tape sur les vitres (apports solaires passifs) ce qui réchauffe la maison. Le système de chauffage est alors coupé manuellement par l’utilisateur ou automatiquement par une consigne et s’éteint immédiatement (en effet il n’y a aucune inertie dans la structure du système et le plafond en placo qui le couvre).

En été, ce système permet un rafraichissement. Le système n’étant pas dans une chape, la température d’eau peut être définie librement. Ce système remplace totalement une climatisation.

En résumé ce système sera à préconisé dans les régions froides et chaudes (les usagers apprécient particulièrement la possibilité de pouvoir rafraichir) mais pas forcément en rénovation dans des maisons moins bien isolées ou peu ouvertes sur le Sud. Le mode est chauffage est rayonnant (pas de sensation d’air) ce qui est le plus confortable.

 

Split ou système gainable

Contrairement aux deux systèmes évoqués plus haut, ce mode de chauffage ne se fait pas par rayonnement mais par convection (circulation d’air). Il est donc légèrement moins confortable. En revanche, il présente d’autres avantages :

Il est très réactif. On peut modifier la température de sortie d’air par une simple commande.

On peut facilement donner une consigne de température différente entre les pièces

Il sert à la fois de chauffage et de rafraichissement.

En revanche, il peut faire offrir à ses usagers uns sensation d’air soufflée, peu agréable surtout si on se trouve à proximité de la grille d’air. Il faut également prendre soin à entretenir les grilles de soufflage (qualité de l’air).

Les splits sont des équipements posés au sol ou au mur (peu esthétiques mais économiques). Le système gainable vient se cacher dans un faux plafond. Seules les grilles de soufflages sont apparentes.

En résumé ce système sera à préconiser dans tous les projets où les usagers souhaitent pouvoir facilement rafraichir et chauffer et ne sont pas trop sensibles  aux mouvements d’air.

Chauffage au bois

La mise en place d’un poêle à bois ou à granulés est possible en chauffage principal dans les maisons très bien isolées et de forme compacte (pour que la chaleur puisse bien se diffuser entre le pièces).

Cette chaleur est très agréable. En revanche, ce système ne permet pas de rafraichissement l’été, et est assez long à se couper en mi-saison.

En résumé ce système sera à préconiser dans les régions froides.

Les règles d’urbanisme

Lorsque l’on commence le projet de maison individuelle, la première chose à faire est de se renseigner sur les règles d’urbanisme applicables. En effet, on ne construit pas ce qu’on veut et toute zone est soumise à des règles spécifiques.

  • Les règles d’urbanisme liées à la commune : Les communes sont en général dotées d’un PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou d’un POS (Plan d’Occupation des Sols) (ancienne version du PLU). Les petites communes qui n’ont ni PLU, ni POS peuvent avoir une carte communale (zonage) ou à défaut dépendent du RNU (Règlement national d’urbanisme).

Le PLU comporte plusieurs documents : Règlement graphique (carte  de la commune indiquant à quelle zone appartient chaque quartier) et règlement écrit qui peuvent s’accompagner d’annexes. Pour connaitre les règles liées à son terrain, il faut tout d’abord prendre connaissance de la zone définie par la commune (par exemple UB) en examinant le règlement graphique puis étudier le règlement écrit.

Le règlement écrit se compose de plusieurs sections : Une section générale regroupant les règles applicables à l’ensemble de la commune (qui ne faut pas négliger !) et une section applicable à chaque zone. Dans cette dernière, les règles seront regroupées en plusieurs chapitres :

  1. Occupations et utilisations du sol interdites : Liste les activités interdites sur la zone
  2. Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières : Indique les particularités (Plan de Prévention des Risques, zone inondables, mixité sociale) et liste les activités autorisées sous certaines conditions
  3. Accès des terrains : Indique les possibilités d’accès en fonction des voies et les dimensions demandées le cas échéant (avec voie de retournement, impasse, etc)
  4. Condition de desserte des terrains par les réseaux publics (eau, électricité, assainissement, etc) : Donne les prescriptions concernant les raccordements (sous terrain, en limite parcellaire, règles concernant les eaux pluviales qui partent soit dans le réseau public soit sont infiltrées sur la parcelle, stockage des containers à déchets…)
  5. Caractéristique des terrains : Indique la surface minimale des terrains constructibles
  6. Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : Indique la distance à respecter entre la construction et la rue (ou l’emprise publique). Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner)
  7. Implantation des constructions par rapport aux parcelles voisines : Indique la distance à respecter entre la construction et la parcelle voisine. Attention, suivant les communes cette distance se mesure depuis le mur OU depuis le débord de toit (ce n’est parfois pas indiqué dans le règlement mais la mairie peut vous renseigner). Il est parfois possible de s’implanter en limite. Dans ce cas, faites bien attention à prévoir un toit sans débord (chêneau encaissé) et à concevoir des fondations qui ne débordent pas au delà de la limite parcellaire. L’implantation de la piscine est soumise à des règles particulières (là aussi même si c’est bien souvent le début du bassin qui est pris en compte, vous pouvez vous renseigner en mairie pour le vérifier)
  8. Implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur la même propriété : Certaines communes indiquent une distance minimale entre deux bâtiments sur une même parcelle de manière à s’assurer de l’ensoleillement et du passage des engins.
  9. Emprise au sol : L’emprise au sol est calculée en pourcentage (exemple 30%). Elle se calcule en faisant une projection au sol de la maison (on compte un seul niveau, les débords de toit lorsqu’ils sont importants ou lorsqu’ils sont soutenus par des poteaux, les terrasses lorsqu’elles sont surélevées, …
  10. Hauteur des constructions : Indique la hauteur maximale autorisée et les points de référence (sablière/égout/chéneau = bas du toit ou faitage = haut du toit ou acrotère = haut du toit terrasse)
  11. Aspect extérieur : Un des paragraphes sur lequel il faut s’attarder avec soin car il indique les règles à respecter en matière d’architecture comme les couleurs d’enduits, les bardages autorisés, les types de toitures autorisés (et leur pente), les types de clôtures autorisées et leur hauteur, etc
  12. Le stationnement : Indique le nombre de stationnement imposé en fonction du nombre de mètres carrés de surface de plancher ou forfaitaire par logement (ce nombre de stationnement permet de calculer les taxes applicables par la commune).
  13. Espaces boisés classés et plantation d’arbres : Indique le nombre d’arbres à planter, la surface d’espace vert à créer
  14. COS : Le COS n’est plus applicable dans le communes qui sont dotées d’un PLU.

 

Choix de la piscine

La piscine est un élément fort du projet architectural. Souvent centrale, elle guide l’implantation des pièces autour d’elle. C’est donc un élément à ne pas négliger.

Position : Proche de la maison ou éloignée ?

L’implantation proche de la maison permet d’une part de profiter d’une vue agréable depuis les pièces de vie (et parfois les chambres), de pouvoir surveiller les enfants qui se baignent ou jouent autour, d’offrir un cadre apaisant ou festif à la terrasse.

On notera cependant que dans ce cas, il faudra savoir la positionner correctement (pas trop loin ni trop près de la maison) de manière à ne pas avoir une terrasse trop importante (qui aurait un impact prix non négligeable) sans avoir des projections d’eau sur les vitres (avec les sauts ou le robot de piscine !).

Si la piscine est positionnée à proximité de la maison, il faudra également que le système de protection soit esthétique. Si le budget le permet on optera donc pour un volet immergé (caché sous la première marche de la piscine – il crée ainsi également une plage immergée idéale pour prendre l’apéritif ou installer les enfants). Le volet emergé peut également être bien intégré s’il est inclus dans un coffre bois paysagé. Ces deux types de fermeture permettent de marcher dessus et sont donc tout à fait sécurisé. Je ne rentre pas ici dans une approche technique, laissant cela aux piscinistes professionnels, m’attachant seulement à l’approche architecturale.

L’implantation loin de la maison donne à la piscine une dimension plus naturelle. On peut imaginer une piscine avec margelles en pierres naturelles entourée d’herbe. Il se plus facile également de créer une protection de type barrière qui visuellement n’est pas aussi agressive que lorsqu’elle est proche de la maison !

Le choix du liner : Couleur ?

Si on est en secteur « ABF » (Architecte des Bâtiments de France), la question ne se pose souvent pas car il y a de fait des préconisations permettant de s’adapter à l’environnement protégé.

Dans les autres cas, on pourra retenir que les couleurs foncées sont plus adaptées aux maisons contemporaines (gris, gris foncé, noir), tandis que les couleurs claires sont en général plutôt associées à des maisons traditionnelles.

Le gris foncé et le noir donnent une impression de lac de montagne et reflètent beaucoup l’environnement. En revanche, ils se décoloreront un peu avec les années.

Le choix des margelles ?

Margelles béton, margelles en pierre, pas de margelles (terrasse qui se prolonge jusqu’au bassin), cela dépend de l’architecture de la maison. Sur une contemporaine, on cherchera des couleurs assez foncées ou le prolongement de la terrasse bois.

Les marches ?

Il existe plusieurs formes de marches. Dans les piscines rectangulaires, il sera possible de créer des marches sur toute la largeur du bassin ou seulement sur un angle. La première option est plus esthétique et plait souvent aux jeunes enfants. La deuxième permet de gagner de l’espace de nage en conservant une longueur de piscine sans marches qui sera plus agréable pour faire des longueurs.

La profondeur et les dimensions ?

Depuis quelques années, la profondeur la plus demandée se situe entre 1,30 et 1,50m. Cette profondeur est moins importante que ce qui se faisait il y a quelques années. Les principaux avantages sont de permettre à l’eau de chauffer plus vite, de pouvoir jouer (volley par exemple) en ayant pied partout. En revanche, il sera plus difficile de plonger (surtout pour les novices !)

Une dimension classique est le 8m x 4m. Très courante, elle permet de jouer facilement dans la piscine tout en nageant un petit peu. Une longueur de 10, 11 ou 12m conviendra peut être mieux pour les nageurs.

Concernant la largueur nous avons tendance à déconseiller moins de 3,50m de large (sauf si le terrain l’exige), surtout lorsqu’il y a des enfants.

 

 

Enfin, si le budget ne permet pas la construction de la piscine en même temps que la maison, il est impératif de prévoir son emplacement lors de la conception. Elle sera ainsi très bien intégrée au projet et les réseaux (eau, eau usée et électricité) seront déjà prévus.

Lutter contre le réchauffement climatique à l’échelle de la maison

2019 commence et je me suis demandée quelle pouvait être ma contribution en ce début d’année pour lutter contre le réchauffement climatique et se préparer à l’avenir très proche sans pétrole. Et pourquoi pas essayer de lister ce qui est possible de mettre en place à l’échelle de la maison / de la famille pour réduire son empreinte carbone :

1/ Alimentation :

Devenir végétarien ou diminuer drastiquement sa consommation de viande.  Cultiver ses légumes, ses fruits (en fonction de la taille de son jardin). A ce sujet, je vous invite fortement à vous renseigner sur la permaculture et la phénoculture (à ce sujet, lire le livre : Le Potager du paresseux). Je détaillerai ces points plus précisément dans un autre article. Acheter sa nourriture à des producteurs locaux, correctement rémunérés (pour cela les AMAP sont très utiles, et la magasin comme Biocoop).

Un initiative intéressante s’appelle les Incroyables Comestibles. Popularisée par le film « Demain », elle permet à des habitants d’un quartier ou d’un village d’installer des plantations de légumes et fruits à partager gratuitement.

2/ Déchets :

Recycler cartons, verre (plusieurs bacs doivent être installés dans la cuisine directement pour faciliter le tri). Utiliser un composteur pour les déchets verts (adapter celui ci à la taille du logement – il en existe de toute taille). Acheter les produits en vrac ou dans des contenants recyclables (faire ses courses dans une AMAP ou dans des magasins comme Biocoop autant que possible).

3/ Déplacements :

Pour amener les enfants et aller au travail, en fonction de la distance on va privilégier la marche, le vélo, les transports en commun ou si la distance est trop importante le covoiturage. Pour ce dernier, des sites comme BlaBlaCar marchent très bien. 4 personnes dans une voitures polluent moins / créent moins de bouchon / dépensent moins d’argent qu’une personne dans 4 voitures ! Tout le monde s’y retrouve.

Pour faire ses courses, utiliser la marche ou le vélo pour aller chez les commerçants de proximité ou se faire livrer par les magasins bio (de cette manière les courses sont en quelque sorte « covoiturées » !). Eviter les supermarchés en périphérie des villes qui nécessitent de prendre la voiture, utilisent des emballages en plastique, tuent le commerce de proximité et sont un lieu de non échange, de non sociabilité.

Le choix du lieu de vie est donc primordial. Vivre dans un logement proche de son travail, des établissements scolaires et des commerces est beaucoup plus compatible avec le mode de vie décarbonné que nous devons adopter que de choisir une maison en lotissement. Cela a un fort impact sur le prix. Nous y reviendrons à la fin.

4/ Eau

Pour les besoins qui ne nécessitent pas d’eau potable, on mettra en oeuvre une cuve de récupération des eaux de pluie liée à un double réseau (eau de pluie / eau de ville) pour alimenter les WC et le lave-linge. La capacité de la cuve étant limitée, je ne la conseille pas forcément pour l’arrosage du jardin. A ce sujet, on doit commencer à éviter de planter de l’herbe (très consommatrice d’eau) et privilégier l’espace pour un potager ou des fruitiers. La phénoculture (couverture par le foin) permet de diminuer ou supprimer ses besoins en arrosage. S’ils sont très faibles, on pourra envisager d’utiliser la cuve de récupération, sinon il pourra être intéressant de faire un puits (à condition qu’il y ait de l’eau sous le terrain bien sûr). Dans tous les cas, on n’utilise pas de produits dans le jardin (on travaille en bio, en permaculture ou en phénoculture), de manière à ne pas contaminer la nappe.

Pour limiter la consommation d’eau à l’intérieur de la maison, il faut faire en sorte que le réseau qui chauffe l’eau (ballon thermodynamique par exemple) soit central ou proche des équipements sanitaires (ou d’isoler les conduits), de manière à ne pas laisser couler l’eau plusieurs secondes pour attendre qu’elle soit chaude. On réutilisera l’eau de cuisine pour arroser les plantes.

5/ Construction

Privilégier la rénovation / extension (valoriser l’existant). Dans ce cas, isoler le logement de manière performante (contrairement aux idées reçues, les fenêtres ne permettent pas de réduire fortement sa consommation. Il faut avant tout isoler le toit et les murs. Un thermicien ou un architecte sont à même de vous conseiller à ce sujet. Nous ne conseillons pas de faire appel directement à un artisan qui n’est pas neutre (il aura tout intérêt à vous faire changer de chaudière s’il est chauffagiste par exemple !)

Si cela n’est pas possible, la construction neuve peut être envisagée mais en revoyant les modes constructifs : les cimenteries sont très émissives en CO2. Nous proposons pour supprimer la quasi totalité du béton d’utiliser des fondations à visser, un plancher bois, des murs en ossature bois, un toit terrasse en bois recouvert d’une végétalisation. L’inertie nécessaire à la maison sera apportée par un mur en terre crue par exemple et les ouvertures protégées de la chaleur par des brise-soleil. Pour l’isolation, il existe des produits biosourcés très intéressants fabriqués par des groupes coopératifs comme Biofib’Trio en France.

6/ Energie

Les maisons neuves sont aujourd’hui « RT2012 » et consomment donc beaucoup moins que les précédentes générations de maisons. Il y a cependant de plus ou moins bonnes idées.

Les sources de chauffage : Si un des meilleurs générateurs semblent être la chaudière bois, celle-ci est souvent reléguée à cause de son coût. Le poêle à bois peut être adapté à des logements compacts mais pas aux autres. Reste à choisir entre la pompe à chaleur (électrique mais avec un très bon rendement) ou la chaudière gaz. De notre côté, le gaz ne doit pas être privilégié.

Ce chapitre mériterai d’être approfondi mais beaucoup d’articles y sont déjà consacrés.

7/ Prix de la construction

Si certaines de ces actions sont neutres en terme d’argent ou plutôt économiques (produire ses légumes par exemple ou diminuer sa consommation d’eau), d’autres représentent un coût non négligeable : construction en ossature bois, vivre en ville ou en coeur de village.

Pour assumer ce surcout, il faut modifier notre façon de penser :

Tout d’abord, si le cout au m2 est plus élevé (construction bois), la taille du logement doit être réduite. Les pièces peuvent avoir plusieurs usages (un bureau peut servir de chambre d’amis) ou être partagées par plusieurs familles (un groupement de maison peut construire une pièce commune qui servira de chambre d’amis). Si le lieu de socialisation de la maison est le séjour (et la cuisine), les chambres (parents et enfants) n’ont pas besoin d’être grandes. On valorise plutôt l’espace extérieur (pour ré-apprendre également aux enfants à jouer dehors, cultiver, plutôt que de rester devant un ordinateur ou une TV dans une chambre). Pensez bien aussi qu’une maison bien conçue (par un.e architecte) ne comportera pas de place perdue (notamment dégagements) et sera donc plus économique en terme de m2.

Ensuite, puisque le prix des terrains en ville est devenu exorbitant, il faut imaginer de nouvelles façons de vivre pour s’y installer. Les Baugruppen (habitat groupé) sont un concept dès répandu en Allemagne et en Autriche et qui commencent à se développer en France (mais très timidement). Il s’agit de se regrouper à plusieurs familles pour construire un lieu de vie pour chacun sur une même parcelle. Etudié par un.e architecte, les habitats sont indépendants et offrent des accès sur l’extérieur, de l’intimité tout en partageant certaines parties ou équipements (garage à vélos, stockage, microstations parfois, chaudière bois, chambre d’ami.es, buanderie, piscine…). Cela permet à tous de bénéficier de nombreux équipements tout en ayant également l’intimité de son logement. Les prix sont ainsi considérablement réduits.

 

Nous avons beaucoup de travail pour modifier nos manières de vivre. Si au début nous allons avoir l’impression d’être contraints, cela va déboucher sur une société plus humaine ou le lien social et le partage vont nous offrir beaucoup plus je pense que ce qui nous quittons dans notre mode de vie actuel.

Se protéger des moustiques

Les moustiques deviennent un véritable problème depuis quelques années dans le Sud. 2017 a vu l’arrivée des moustiques tigres dans le Sud Ouest.

Les moustiques se développent grâce aux points d’eau stagnante (ils pondent des oeufs qui deviennent des moustiques en 2 à 3 jours). Pour limiter leur expansion, il est impératif de faire la chasse à tous les points d’eau visibles ou cachés de la maison et du jardin. Si toutes les maisons sont différentes et méritent un examen approfondi, voici déjà quelques cas courants :

  • Le jardin : Surprimer les sous-pots et cache-pots sous les plantes qui laissent stagner de l’eau plusieurs jours. Surveiller également les espèces de plantes dont le feuillage crée de petites réserves (bananier par exemple) – on peut percer de petits trous dans le feuillage pour laisser l’eau s’évacuer. Attention également aux plantes nécessitant la mise en place d’une petite réserve d’eau comme les prèles ou les papyrus (cette eau ne doit pas rester plus d’un jour).
  • Bassin d’eau stagnante : Il faut impérativement qu’il y ait des poissons, grenouille ou autres espèces capables de manger les larves des moustiques (les piscines sont traitées et ne sont donc pas des terrains propices aux moustiques)
  • Les puits ou puisards doivent être fermés (par un socle béton ou bois) et bien étanches. S’ils sont fermés par une grille et que l’eau est visible il faut impérativement la recouvrir d’une moustiquaire.
  • Descentes d’eau pluviales : Sur les constructions récentes, les regards des descentes d’eau pluviales ne sont pas forcément étanches (dans l’ancien, la terre a souvent recouvert le regard). Apposer une moustiquaire avec un scotch très haute performance bien étanche puis remettre le regard en béton
  • Aération du vide sanitaire : Les vides sanitaires sont souvent humides et comportent de l’eau stagnante. Ceci est normal. En revanche, les moustiques y accèdent par les bouches d’aération. Il faut recouvrir ces bouches de moustiquaires (attention, le vide sanitaire doit continuer à respirer!) avec un scotch très haute performance bien étanche
  • Toit terrasse : Si le toit terrasse est légèrement en pente ou recouvert de gravillons, aucun problème. En revanche, s’il est complètement plat et sans cailloux (membrane autoprotégée par exemple), il reste des flash d’eau régulièrement. Il faut aller souvent sur le toit pour évacuer cette eau jusqu’aux descentes d’eau pluviales
  • Toit penté : Attention aux gouttières et aux chéneaux. Si la pente a été mal faite ou que les descentes sont bloquées par des feuilles, il peut rester de la stagnation d’eau. A entretenir régulièrement.
  • Animaux : Attention à ne pas laisser des gamelles d’eau 2 à 3 jours dehors sans renouveler l’eau.

Les moustiques tigres ne se déplacent pas beaucoup. Ils restent en général dans un rayon de 150m. Ce problème est donc à gérer à l’échelle du lotissement ou du quartier. Donc pour que l’été soit agréable, on commence par traiter sa maison et on fait de la prévention dans le quartier !

La douche à l’italienne

La douche à l’italienne est l’élément incontournable des salles d’eau d’aujourd’hui. Il en existe de tout type et avec des options diverses et variées :

  • La séparation avec le reste de la pièce peut se faire soit par une vitre (qui laissera passer la lumière mais nécessitera un entretien rigoureux), soit par une cloison recouverte de faïence  (sans entretien), soit sans rien (dans ce cas attention aux projections d’eau)
  • Il existe deux options pour le sol : soit le sol de la salle d’eau se prolonge dans la douche (avec une pente vers le siphon), soit avec un bac encastré (au même niveau que le sol de la salle d’eau mais avec un matériau différent : corian, résine, pierre, etc). Le bac encastré est interessant pour sa facilité de nettoyage (pas de joints).
  • Les siphons existent en plusieurs formats : rectangulaires ou ronds
  • Au mur, il existe une multitude de possibilités pour la faïence : faïence classique (format 30×90 par exemple), carreaux de ciment, faïences XXL 1m x 3m. La faïence très grand format a l’énorme avantage de supprimer les joints (nettoyage facile).
  • On peut prévoir une ou plusieurs niches de rangement pour poser les produits d’hygiène
  • L’éclairage se fait bien souvent par des spots au plafond mais il est également possible d’imaginer un ciel de LED ou des spots muraux encastrés
  • La robinetterie peut être encastrée ou apparente. Le gros avantage de la robinetterie encastrée est en plus de l’esthétique très pure la facilité d’entretien.

L’isolation de la maison

Lorsque l’on construit une maison, se pose la question de la manière d’isoler. Il existe trois types d’isolation :

  • Isolation par l’intérieur
  • Isolation par l’extérieur
  • Isolation répartie

On choisira entre les trois en fonction du budget et des qualités recherchées.

• L’isolation par l’intérieur est mise en oeuvre sur la très grande majorité des maisons pour la simple raison qu’elle est la plus économique. On vient poser un isolant classique (laine de verre, laine de roche) ou écologique (laine de bois par exemple) dans une ossature métallique contre la brique ou la parpaing. Ce doublage est ensuite généralement plaqué de BA13 (placoplatre). A l’extérieur, le mur est soit enduit, soit bardé ou habillé (bois, pierres, composite). Ce type d’isolation répond à la norme RT2012 actuelle (à condition de respecter les épaisseurs nécessaires) et permet d’obtenir un bon confort d’hiver mais est très peu performant en confort d’été (surchauffe)

• L’isolation par l’extérieur sera privilégiée lorsque le budget est plus important et qu’on recherche un bon confort à la fois d’été et d’hiver. A partir du mur maçonné (brique ou parpaing), on vient poser des plaques d’isolant (polystyrène ou fibre de bois) suivant une technique de collé-chevillé côté extérieur du mur. Cette isolation sera soit enduite (l’enduit utilisé est alors un enduit mince, posé sur un grillage fin en 3 passes), soit bardée ou habillée (bois, composite). Côté intérieur, on pourra plâtrer le mur de manière à profiter de son inertie

• L’isolation répartie consiste à mettre en oeuvre un système porteur qui joue également le rôle d’isolant. Elle peut être de deux types :

  • La version écologique : l’ossature bois
  • la version traditionnelle : la brique monomur, le béton cellulaire ou l’euromac 2 par exemple

A l’extérieur, on pourra enduire directement sur la brique monomur et ses dérivés maçonné. Il faudra en revanche ajouter une petite isolation par l’extérieur pour enduire sur l’ossature bois.

L’isolation répartie représentera à peu près le même coût que l’isolation par l’extérieur. Elle sera privilégiée dans sa version ossature bois lorsque l’on cherche une qualité d’air plus saine, une rapidité de mise en oeuvre ou un chantier plus propre.

Viabiliser un terrain

Lorsqu’on achète un terrain en diffus (non situé dans un lotissement par exemple), il est possible qu’il ne soit pas viabilisé (si le vendeur décide de ne pas s’en charger).

Dans ce cas, le prix du terrain est moins élevé qu’un terrain viabilisé, mais vous devrez supporter le coût de la viabilisation.

Cette dernière comporte plusieurs volets (électricité, eau, telecom, gaz, assainissement) pour lequel les démarches sont différentes. Les délais peuvent être longs, aussi il faut faire les demandes dès l’obtention du permis :

  • Viabilisation en électricité : Il faut se rendre sur le site d’Enedis (anciennement ERDF) : https://connect-racco.enedis.fr/prac-internet/demande/chantier_ctrl_perimetre
  • La demande se fait en ligne. Pour une maison, vous devrez indiquer que vous souhaitez un raccordement complet, d’une puissance inférieure à 36 kVA (12kw). Il sera nécessaire de joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation, le plan de masse sur lequel on indique la position souhaitée pour le compteur, et des photos du terrain. Vous devrez également indiquer la longueur de la tranchée qui reliera le compteur EDF à votre maison, les références cadastrales et la date de raccordement souhaitée (le plus tôt possible pour que votre chantier puisse démarrer sans retard). 
  • Viabilisation en eau : Il faut se rendre sur le site de Véolia pour faire la demande en ligne : https://www.service-client.veoliaeau.fr/home/demarches-en-ligne/branchement/demande-de-branchement/identification-branchement.html
  • Remplir les renseignements concernant le terrain et vos coordonnées, vos coordonnées bancaires et joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation et plan de masse sur lequel apparait la position souhaitée pour le compteur d’eau.
  • Viabilisation concernant le tout à l’égout (assainissement). La demande se fait également en ligne sur le site de Véolia : Sur le site précédent, cocher « assainissement » à la place de « branchement eau potable » puis faire la demande. Si votre terrain est située dans une zone non équipée du tout à l’égout, vous n’avez pas à effectuer cette démarche mais devez avoir obtenu l’accord du SPANC pour installer un système d’assainissement autonome lors du dépôt du permis de construire
  • Viabilisation gaz
  • Viabilisation telecom. La demande se fait en ligne sur le site d’Orange : https://maison-individuelle.orange.fr/front/ Vous devrez joindre l’accord du permis de construire, le plan de situation, le plan de masse et des photographies.

Pour le démarrage du chantier, il est indispensable que l’eau soit en service. Si la mise en service tarde, vous pouvez éventuellement demander à un voisin de vous fournir l’eau le temps que votre raccordement soit effectif.