Les différentes types de fondations

En maison individuelle, trois types de fondations existent. C’est l’étude de sol géotechnique, réalisée juste avant le dépôt du permis de construire, qui définit le type de fondation à mettre en oeuvre et la profondeur associée.

– Semelles filantes (ou isolées) : C’est la fondation la plus classique et la plus économique. Employée sur les terrains dit « bons », c’est à dire lorsque le sol dur est proche. Leur forme de profil ressemble à un T à l’envers. Les semelles filantes sont creusées par l’entreprise de Gros Oeuvre ou le terrassier.

  • Les puits de fondation : Aussi appelées fondations semi-profondes, ils sont utilisés lorsque le sol dur est entre 2,5 et 4m (profondeur donnée à titre indicatif). Les puits sont souvent creusés à la pelle mécanique hydraulique (par l’entreprise de Gros Oeuvre ou de terrassement). Les puits ressemblent des poteaux épais (et peu profond)
  • Les pieux (fondations profondes) : Ils sont utilisés sur les terrains dont le sol dur est loin ou introuvable (remblai par exemple). Ils sont creusés avec une tarière creuse par une entreprise spécialisée. Le pieu transmet les efforts du bâtiment par frottement latéral (interface pie / différentes couches de sol). Un peu ressemble à un long poteau fin.

Si les semelles filantes peuvent directement être surmontées par un soubassement, les fondations par puits ou pieux permettront de porter des longrines (poutres béton verticales), puis le plancher bas.

Pour calculer le surcoût lié aux fondations profondes ou semi-profondes, il faut ajouter le prix des puits ou pieux et celui des longrines.

L’assainissement autonome

Lorsqu’un terrain n’est pas raccordé au tout à l’égout (parce que ce dernier n’existe pas encore dans un quartier ou dans une commune), le projet de construction devra comporter un dispositif d’assainissement autonome.

L’assainissement autonome est aujourd’hui très contrôlé et les systèmes à mettre en oeuvre bien définis.

Les étapes à suivre :

  • Définir la position de la maison sur le terrain (plan de masse) avec votre architecte
  • Faire réaliser une étude de sol hydrogéologique qui va déterminer la perméabilité du sol : C’est cette étude qui va indiquer le système adapté au terrain (fosse toutes eaux avec filtre à sable, microstation, etc)
  • Déposer une demande d’installation d’un dispositif d’assainissement autonome au service compétent local (souvent le SPANCService Public d’Assainissement Non Collectif). La Mairie vous indiquera ses coordonnées.
  • Attendre la réponse du service puis joindre l’attestation au dossier de permis de construire.

Le dispositif d’assainissement comporte en général 2 parties :

  • Le prétraitement : Il peut être assuré par une fosse toutes eaux (anciennement fosse septique)
  • Le traitement : Cette étape permet d’épurer les eaux grâce à des bactéries en mode aérobie (avec de l’oxygène). Elle peut se faire grâce à des tranchées d’épandages (drains dans le sol), un filtre à sable drainé ou non,

Les microstations d’assainissement constituent elle à la fois le dispositif de prétraitement et de traitement. Elles sont souvent privilégiées lorsque la surface disponible pour le système est faible.

Il est également possible d’installer un système d’assainissement écologique par phytoépuration. Dans ce cas, trois bassins disposés de manière gravitaire sont à créer. Chaque bassin comporte une certaine catégorie de plantes. En sortie du troisième bassin, les eaux sont complètement pures et peuvent être utilisées pour l’irrigation souterraine.

L’achat du terrain

Une fois que vous aurez trouvé un terrain qui vous plait (et qui ne présente pas de contrainte d’urbanisme bloquante pour votre projet -> voir article «Comprendre le PLU»), il vous faudra en informer le vendeur soit oralement soit à l’aide d’une offre d’achat (notamment dans le cas où le terrain est présenté à la vente par une agence immobilière).

L’offre d’achat est un document simple, sans en tête, qui peut être manuscrit, dans lequel vous indiquez votre souhait d’acquérir le terrain à un montant donné.

Si le vendeur est d’accord pour vous vendre le terrain, vous pourrez alors commencer le processus d’achat. Le vendeur vous proposera de convenir d’un RDV avec son notaire pour signer le compromis de vente. A ce stade, nous vous conseillons vivement de vous adjoindre les services d’un notaire (notaire que vous connaissez déjà ou que vous sélectionnerez à ce moment et qui servira à défendre vos intérêts lors de la vente). Ce service n’engendrera pas de surcoût.

Le compromis de vente comporte un ensemble de documents décrivant le terrain et les conditions de la vente. Vous pouvez faire intégrer des clauses suspensives dont les plus courantes sont :

  • l’obtention d’un prêt bancaire
  • l’obtention d’un permis de construire (dans ce cas là, le compromis de vente stipulera une date maximale pour le dépôt du permis de construire)
  • des fondations ne dépassant pas une certaine profondeur (déterminée à la suite de l’étude de sol obligatoire à réaliser avant le dépôt du permis de construire)

Une fois les clauses suspensives levées, (en général entre 3 et 5 mois) vous pourrez signer l’acte définitif et ainsi devenir propriétaire du terrain.